Paraît que c'est la journée de la femme!

Publié le par Pascal

En cette journée internationale de la femme, je ne pouvais déroger à la règle et ne pas en parler. En effet, il est une catégorie de femmes à laquelle j’aimerais rendre hommage. Enfin plus qu’une catégorie, un groupe de femmes en particulier. Elles sont souvent habillées en blanc, nues sous leur blouse, avec un stéthoscope autour du coup, et prennent un malin plaisir à planter des aiguilles dans le gras des fesses. Ce sont ? Ce sont ? …

Ouai, bien dis donc, y en a pas beaucoup qui suivent ! Oui, aujourd’hui, en pleine lumière, mes infirmières préférées. Alors oui, j’entends déjà la grogne monter, « infirmière ce n’est pas seulement un métier de femmes. » Ok, mais moi, je me fais toujours piquer par des femmes dans mon service, donc je parlerai des infirmières. Point. On parle bien d’un garagiste, alors quoi ?!

Au cours de mes péripéties hospitalières, depuis l’avant-diagnostic jusqu’à maintenant, je dois dire que j’ai rencontré de tout. De celle qui retient mieux le numéro de votre dossier que votre nom, à celle dont on a l’impression que vous êtes son unique malade. Mais il est un endroit où je me suis toujours senti à l’aise avec elles : mon service d’hématologie.

Evidemment, de voir le malade très régulièrement, ça facilite les rapports humains. On devient « un habitué. » On vous appelle par votre nom, voire votre prénom, lorsque vous arrivez dans le service, on vous demande comment va la famille, etc… Mais je trouve qu’elles ont quelque chose en plus par rapport à, par exemple, celles que j’ai pu rencontrer en chirurgie par exemple. Là-bas, j’avais bien senti l’ambiance « on enchaîne les malades, au suivant. » Quoi ? Mais non !!! On ne nous attache pas avec des chaînes, on enchaîne de l’un à l’autre. Certes, elles ont un boulot monstrueux, et il faut que ça débite, mais quelques mots pendant les soins peuvent faire beaucoup. Il faut faire parler le malade !

Bref, mes petites infirmières d’hémato, je les aime bien. C’est assez marrant. Je ne sais pas si je suis devenu un de leurs chouchous, mais lorsque je suis en chimio, elles viennent toutes me voir, même celles qui ne s’occupent pas de moi. En général je ne suis pas très loquace, je dirai même que je suis complètement dans les choux. Mais de les voir toutes comme ça, ça fait chaud au cœur. Et puis peut-être que de voir un petit jeune comme ça, de temps en temps, ça les amuse un peu. Parce que entre le médecin d’un côté qui, il faut bien le dire, leur gueule un peu dessus parfois, et les vieux grincheux (avec tout le respect que je vous dois, les personnes âgées, vous êtes parfois bien grincheuses avec le personnel hospitalier. En tous cas, je suis souvent tombé sur des pas contents) qui ronchonnent de l’autre…

Enfin bref, vous l’avez compris, ce sont des gens super. Elles abattent un boulot de fou, sont souriantes, sont consciencieuses (QUOI?! Qui a dit sadiques?!!), avec des conditions de travail souvent difficiles et un salaire bien peu élevé.

Ah sinon, j’oubliais, il me faut casser un cliché une bonne fois pour toutes, les infirmières ne sont pas nues sous leur pyjama (je tiens l’info de source sûre, salut la Normandie.) Enfin pas toutes.

Oh ! Arrêtez de crier, je ne vous oublie pas. Oui, les aides-soignantes aussi sont vraiment cool ! Et pis les secrétaires, alors, hein ? On les oublie aussi souvent, les secrétaires !

Bref, tout ça pour dire : chapeau mesdames et merci !

Publié dans Maladie

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Elise 09/03/2006 12:56

Oh zut Ben! Tu casses un fantasme, là! Euh, sinon, il est comment ton frère? Allez, j'arrête de faire ma "Jean Claude Dusse"!
Bisous à la puce de Pascal, car c'est la journée de la femme, et elle doit mériter un chapeau bas!
 

babas 09/03/2006 10:54

Désolé Pascal, j'ai honte vraiment mais une fois encore je te le repéte je n'ai jamais menti sur ce ma maladie, le commentaire sur la greffe la GVH,c'est vraiment ce que j'ai vécu, la chimio, les allergies au chimio, les problèmes gastriques, le fait que malgré ma grande famille j'ai du être greffé sur fichier est vrai aussi, non là ou j'ai essayer de pervertir la vérité pour ne pas qu'on sache que c'est moi ,c'est sur des broutilles qui n'ont rien à avoir avec le théme de ton blog, telle que le lieu ou je me trouve, ce que je suis en train de faire ou ou et quand je pars en vacance. Ces fausses pistes n'étaient destinées qu'à préserver mon bébé, voilà c'était plus de mauvaises informations sur le lieu ou le temps  que je mettais, elles ne modifiaient pas la vérité de ce que je vivais, mais elles étaient censer éviter à mon ange de se poser milles questions sur ce que je pouvais ressentir,je voulais qu'elle arrête d'être toujours autant impliquée dans ma maladie qu'elle lache du leste pour pouvoir se concentrer sur ces propres problèmes (qui sont bien important aussi), mais cela a été bête d'agir ainsi et l'effet a été au contraire dévastateur. Voilà mon sentiment de culpabilité est immense car ça ne me ressemble pas du tout de blesser les gens, c'est tellement l'inverse de ce que je cherche.Enfin cette fille est vraiment extraordinaire, et elle me le montre encore aujourd'hui j'ai de la chance de l'avoir.
 Voilà désolé vraiment désolé Pascal, ne le prends pas pour toi non plus
babas (mik)

Pascal 09/03/2006 11:06

Je t'ai préparé un article.

claire 09/03/2006 06:16

pascalou
merci pour ce commentaire, tous comme toi, mes infirmières de chimio sont sensas!! trés humaine, quand  on arrive dans le service ,nous les malades, elles nous appellent  par notre prénom ,nous font la bises et s'occupe de nous avec une patience d'ange  car chez nous aussi il y a des grincheux!!! alors  merci a jocelyne et edith qui ce reconnaitrons, merci a toi pascalou pour ton article bises claire

Pascal 09/03/2006 08:17

De rien!

Ben aka Marmay 09/03/2006 05:47

Et mon frère n'est pas nu sous sa blouse non plus...;)'en ai connu des chieuses d'infirmière en l'espace de quelques blessures au rugby... Mais effectivement, aux urgences, c'est pas facile-facile de se faire ami-ami!Commentaire à Haute Valeur Ajoutée, s'pas?

Pascal 09/03/2006 08:16

Tout à fait ;-)

babas 09/03/2006 02:59

voila ce soir j'en ai gros sur la patate, j'ai fait du mal à mon petit ange adoré et cela me tue, cela me fait sans aucun doute plus de mal que tout ce que j'ai pu traverser. Tu le sais Pascal cela fait un moment que je viens mettre des coms sur ton blog en restant anonyme, car comme je te l'avais dit je ne voulais pas choquer mon entourage surtout l'amour de ma vie. Mais voilà j'ai été trop con j'aurais du lui dire tout ça, de toute façon il ne fallait pas être idiot j'ai donné bien trop de détails, j'ai bien essayé de brouiller les pistes (jamais à propos de la maladie, j'ai bien eu une leucémie j'ai bien été greffé, j'ai bien eu tous les problèmes que j'ai décrit) non j'ai essayé de brouiller les pistes sur des choses sans importance. Mais les sentiments que j'exprimais, les douleurs et les joies que j'ai décrites été réelles, j'ai voulu protéger mon petit ange de mes sentiments de mes colères, la préserver de mes craintes, de mon ras le bol de la maladie, y'a bien trop longtemps qu'elle assume ça avec moi, j'avais peur qu'elle finisse par se lasser de mon éternelle problème qu'est cette putain de leucémie et de ses suites, mais c''est tout le contraire que j'ai fait, puisque depuis le début elle savait que c'était moi.Je me suis servi de ton blog comme un exutoire comme un prolongement de mes pensées, j'ai écrit tout ce que je n'arrivais pas à dire, mais en faisant cela sans en parler à mon amour je l'ai meurtrie, je l'ai blessée profondément et ô combien je la comprends, elle pense que je n'ai pas confiande en elle, alors que ce n'est pas ça du tout. En fait, un jour mon amour s'est confié à ma mère, elle lui a dit que avec l'annonce de ma maladie toute une partie de sa vie s'était effondrée, ça je l'ai su après par ma mère mais cela m'a profondèment touché, j'ai trouvé cette expression très forte,ça était comme un coup de massue, je me suis rendu compte en   un instant que j'avais fait du mal à mon bébé, je sais bien c'était indépendant de ma volonté mais tout de même j'étais à l'origine de ce mal, alors voilà depuis ce jour en particulier j'ai un grand sentiment de culpabilité car j'ai le sentiment que j'ai apporté enormément de tracas à beaucoup de monde, alors je m'étais promis depuis de faire mon maximum pour préserver mon entourage et elle en particulier car je l'aime plus que tout.alors oui j'ai préféré me confier à toi, sortir ma colére, mes peurs,mais c'était parce qu'il y avait une neutralité c'est comme parler à un psy, tu peux être touché par ce que je dis mais ça ne te fera pas autant de mal qu'à ma petite fiancée.Je sais maintenant que j'ai eu tort que je lui ai fait plus de mal que le contraire, j'ai vraiment honte de ne lui avoir rien dit, je me sens vraiment comme une grosse merde, j'ai l'impression d'avoir été tout ce que je déteste, d'avoir tromper sa confiance, et ma mauvaise conscience me bouffe le cerveau, je sais que je vais avoir du mal à trouver le sommeil car dans ma tête tout se bouscule et je sais que c'est irréparable ce que j'ai fait. Je pense qu'inconsciemment je me doutais qu'elle devinerait que c'était moi (je ne peux l'affirmer en même temps tant mes écrits étaient spontanées) .Cette fille c'est quelqu'un d'extraordinaire, c'est mon petit ange gardien, celle pour qui je me motivais à me battre en chambre stérile celle que je n'imaginais pas pouvoir me passer plus de deux jours à l'hôpital, celle que je regarde s'endormir avec tendresse, celle pour qui je ressens tant d'amour, je l'aime plus que ma vie, je veux tant la rendre heureuse qu'au départ j'ai hésité à me mettre avec elle car je me disais que vu ma situation la rendre heureuse me serait impossible, celle pour qui je continue à y croire, celle grâce à qui l'avenir me parait possible et heureux, ma raison de vivre, voilà je l'aime et c'est la seule personne que j'aimerais j'en ai la certitude c'est elle et personne d'autre, c'est de elle que je veux des enfants c'est auprès d'elle que je veux mourrir. Mais voilà j'ai commis l'irréparable et j'en suis malade, j'ai peur d'avoir cassé quelque chose et cela me bouffe. Voilà je l'aime et je lui ai fait du mal et je me déteste pour ça. Je ne sais quoi faire pour réparer cet énorme faute,si je pouvais revenir en arrière cela ne serait même pas pour effacer cette leucémie, non ça serait pour ne pas faire la même connerie, cette leucémie m'a apporté l'amour alors non je ne la regrette pas par contre ce non dit je le regrette amèrement.
 Je suis désolé Pascal d'avoir mis parfois de fausses infromations pour brouiller les pistes mais je le répéte  tout ce qui concerne ma maladie et ses suites est vrai,la leucémie, la greffe, les chimios, rayons, pépins décrits sont réels de même que les sentiments décrits; c'est juste quelques détails sans importance que j'ai ajouté pour créer le doute à mon ange, mais ça était complétement con (comme moi)
Voilà je vais maintenant tenter de dormir sachant que me connaissant cela va surement être difficile car c'est déjà quelque chose de difficile pour moi en général tant mon esprit travaille alors avec ça sur la conscience cela risque d'être impossible.
je continuerai à venir ecrire mes coms car mon bébé le veut et maintenant je sais que c'est mieux qu'elle sache tous comme ta petite puce.A vrai dire ça me rassure qu'elle sache tout je pense...je sais qu'elle peut entendre malgé tout mes peurs, mes colères sans les prendre pour elle, il ne faut rien cacher quand on aime, l'amour c'est le bon comme le mauvais et ça je le comprends aujourd'hui on ne peux pas préserver quelqu'un en lui cachant ses incompréhensions et puis ça ne fait pas avancer les choses.
 Vraiment vraiment désolé Pascal et si tu lis ça mon bébé: Je t'aime 
babas 
alias mik (le petit skateur plein de gel aux mains froides un peu fou parfois qui aime son petit ange tout plein et même tout vide qui est prèt à tous les régimes sauf au régime sans touschuss)

Pascal 09/03/2006 08:16

Je te prepare une reponse, Babas.